Le « tourisme durable » est flou et notamment par une confusion avec « l’écotourisme » qui, en réalité, ne représente que 4% du tourisme durable (Frangialli, Ancien secrétaire de l’OMT lors du Symposium de Tourisme Durable).
Donc, apportons quelques notions pour que ce soit plus clair !
Uriely et Al (2006) assignent à l’écotourisme trois caractéristiques :
1- Attraction naturelle car il incorpore les composantes de l’héritage culturel.
2- Opportunité d’apprentissage et d’expérience comme moyen de différenciation des sites à base naturelle.
3- Maximisation des revenus environnementaux et socio culturels durable.
Pour aller plus loin, Weaver (2001),explique qu’il est possible d’avoir plusieurs degrés:
- Le « soft » : Proche du tourisme de masse en terme de volume, proposition de voyage ou encore infrastructure de service. Exemple : le Kenya avec ses grands resorts et journées occasionnelles de safari. les resorts sont proches du tourisme de masse et les excursions représentent l’écotourisme.
- Le « Hard » écotourisme : très actif sur les pratiques durable. En guise d’illustration, l’agence de voyage GAP Adventure. Le voyageur dort dans des hôtels standards et campings pour être plus proche de la vie locale, il est transporté en trains, vans ou par lui-même (randonnée, vélo) pour limiter l’impact environnemental. Il peut aussi visiter les projets communautaires de la région tenus par la fondation de l’organisme « Planeterra ».
Sources Scientifiques :
URIELY, Natan, REICHEL, Arie et SHANI, Amir, « Research Papers Ecological orientation of tourists: An empirical investigation », Tourism and Hospitality Research, Vol. 7, No. 3/4, (2007), pp. 161-175.
WEAVER, David Bruce, « Ecotourism as Mass Media: Contradiction or Reality? », Cornell hotel and restaurant administration quarterly, Vol. 42, No. 2, (2001), pp. 104-112.
