Livré qu’en 2010, c’est un bateau luxueux (investissement de 500 Millions d’euros) qui viendra rendre hommage aux deux bateaux de la Cunard : le Queen Elizabeth et le Queen Elizabeth 2 (agencement et décoration : années 30).
Quelques caractéristiques :
2 092 passagers peuvent être accueillis
Largeur de 294 m
Environ 900 personnes employés
Théâtre
Grande bibliothèque
Pétanque sur gazon (oui!)
Salle de bal
…
Ma déception, pas de mentions concernant le respect de l’environnement. A l’heure où STX Europe prévoit de lancer l‘Eoseas, il est dommage qu’aucunes dispositions ne soient prises en compte. Peut être le prochain de la compagnie Cunard …
Quoi qu’il en soit, les cabines sont en vente pour la première traversée depuis début Avril.
Le « tourisme durable » est flou et notamment par une confusion avec « l’écotourisme » qui, en réalité, ne représente que 4% du tourisme durable (Frangialli, Ancien secrétaire de l’OMT lors du Symposium de Tourisme Durable).
Donc, apportons quelques notions pour que ce soit plus clair !
Uriely et Al (2006) assignent à l’écotourisme trois caractéristiques :
1- Attraction naturelle car il incorpore les composantes de l’héritage culturel.
2- Opportunité d’apprentissage et d’expérience comme moyen de différenciation des sites à base naturelle.
3- Maximisation des revenus environnementaux et socio culturels durable.
Pour aller plus loin, Weaver (2001),explique qu’il est possible d’avoir plusieurs degrés:
Le « soft » : Proche du tourisme de masse en terme de volume, proposition de voyage ou encore infrastructure de service. Exemple : le Kenya avec ses grands resorts et journées occasionnelles de safari. les resorts sont proches du tourisme de masse et les excursions représentent l’écotourisme.
Le « Hard » écotourisme : très actif sur les pratiques durable. En guise d’illustration, l’agence de voyage GAP Adventure. Le voyageur dort dans des hôtels standards et campings pour être plus proche de la vie locale, il est transporté en trains, vans ou par lui-même (randonnée, vélo) pour limiter l’impact environnemental. Il peut aussi visiter les projets communautaires de la région tenus par la fondation de l’organisme « Planeterra ».
Sources Scientifiques :
URIELY, Natan, REICHEL, Arie et SHANI, Amir, « Research Papers Ecological orientation of tourists: An empirical investigation », Tourism and Hospitality Research, Vol. 7, No. 3/4, (2007), pp. 161-175.
WEAVER, David Bruce, « Ecotourism as Mass Media: Contradiction or Reality? », Cornell hotel and restaurant administration quarterly, Vol. 42, No. 2, (2001), pp. 104-112.
Depuis environ un mois, 16 finalistes attendent pour savoir qui aura le contrat du meilleur job au monde. Aujourd’hui, le verdict est tombé.
C’est le britannique Ben Southall qui remporte le prix.
Je rappelle brièvement que les termes de son contrat lui demandent de : prendre le soleil sur des plages de rêve, explorer les fonds marins, sortir en bateau et tenir un blog. Tout cela pour le modique salaire de 150 000$ Australien !
Voici Ben :
On ne peut que souhaiter bon courage au chanceux !
Lorsqu’on pense aux Maldives, on imagine des îles paradisiaques telle cette photo :
Mais on a tendance à oublier que:
Les Maldives sont le pays qui détient le record du point culminant le plus bas au monde : nulle part le sol ne s’y élève naturellement à plus de 2,3 mètres au-dessus du niveau de la mer. La majeure partie de sa superficie, qui équivaut au total à peu près à un cinquième du Grand Londres, est d’une altitude significativement plus basse, en moyenne autour de 1,5 mètre (Jon HENLEY).
Alors, quand on sait que le niveau des mers augmente à cause du réchauffement climatique, et bien il faut prendre conscience du besoin de changer nos habitudes. Aujourd’hui, c’est tout un peuple qui parle de ce délocaliser avant qu’il ne soit trop tard…
Face à l’imminence de la montée des eaux, le président maldivien veut déplacer la population de l’archipel avant qu’il ne soit trop tard. Il veut ainsi taxer la principale ressource du pays (avec le patrimoine marin): le tourisme. Objectif: éviter que les 340 000 habitants ne deviennent des réfugiés climatiques.
Les Maldives sont le témoignage d’erreurs passées et cela doit nous pousser à ouvrir les yeux face aux conséquences possibles de demain. Le tourisme durable, ça passe aussi par la responsabilité sociale collective ! Toutes nos actions ont un impact sur l’environnement.
Alors, pourquoi ne pas faire un monde meilleur quand on sait que cela ne coûte pas plus cher et ne prend pas le confort du 21e siècle ?
En lisant un article de Novea.ca, j’ai été assez surprise de voir que le Québec n’est pas si “vert” que ce que l’on pourrait croire (ou du moins, par rapport à ce que je pensais…).
S’appuyant sur une étude du Corporate Knights, les résultats révèlent que c’est la Colombie Britannique qui est en tête avec une note moyenne de 69% ! Le Québec : 49%. Juste devant l’île du Prince Édouard (31%), Newfondland et Labrador (38%), New Brunswik (40%) et Manitoba (46%).
… Ce qui ne va vraiment pas : 3 points, les employés, les constructions vertes et les déchets.
… Pour le reste ? On va dire qu’il y a encore du travail à faire même si l’hydroélectricité lui permet d’avoir une note correcte pour la qualité de l’air.
Même si ces résulats sont assez décevants, il n’en reste pas moins que le Québec travaille beaucoup pour remédier à tout cela. Donc, rendez-vous dans un ou deux ans pour voir l’évolution !
Si l’on cherche à aller un peu plus loin, Wang (2008), propose 5 caractéristiques essentielles permettant d’améliorer une expérience :
UNICITÉ : Une expérience se doit d’être unique pour un consommateur et suivre les traits de sa personnalité.
CONTINUITÉ : Le long terme est à privilégier puisqu’il faut faire appel aux souvenirs du consommateur, ses expériences passées.
PARTICIPATION : Car l’expérience dérive d’un processus de consommation et donc demande une certaine participation.
CRÉATIVITÉ : l’expérience est motivée par des moyens créatifs.
VALEUR AJOUTÉE ÉLEVÉE : Elle est caractérisée par de faibles inputs et de forts outputs.
A noter : Les auteurs Pine II et Gilmore (2007) rajoute également la notion d’authenticité ! En effet, un consommateur veut du “vrai” et s’il perçoit une quelconque tromperie, il se détournera du concept proposé et les conséquences pourront être assez dangereuses.
Ce billet est inspiré d’un article scientifique : WANG, Yueh-Yun, “A means-end approach to the analysis of visitors’ perceived values of leisure farms in Taiwan”, Journal of American Academy of Business, 2008.
Mais également du livre de : PINE II et GILMORE, “Authenticity”, Harvard Business School, 2007.
Comme le met en avant, Veille en Tourisme dans un de ces derniers articles intitulé “Dessine-moi un nouveau hall“, l’hôtellerie change et prend des aspects beaucoup plus expérientiels à mon grand plaisir.
La nouvelle tendance : Des grandes aires ouvertes et polyvalence du personnel pour que tous puissent servir le client.
Le décloisonnement : C’est une très bonne idée ! Il est beaucoup plus agréable d’entrer dans des espaces larges et lumineux. De plus, quand le directeur décide d’allier aires ouvertes et “galeries d’art”, cela donne une toute autre expérience que je qualifie d’excellente !
La nouvelle touche intéressante : La surface tactile de Microsoft ! ça c’est nouveau ! Une innovation très intéressante pour améliorer le confort du client. Cette innovation se retrouve dans les halls d’hôtels Sheraton de New York, Boston, Chicago, Seattle et Burlingame en Californie. L’intérêt ? Permettre aux utilisateurs de localiser des lieux, visionner la carte du restaurant, regarder des photos, ….
Vidéo sur la surface tactile Sheraton :
La polyvalence du personnel : j’y mets une réserve personnelle. Je m’explique. Il est vrai qu’avoir des employés polyvalents permet de réduire les coûts de main d’œuvre (moins de monde à engager) et donc de faire des économies fortement appréciables surtout en période de crise économique. Mais, lorsqu’on possède un établissement luxueux, la polyvalence n’est peut être pas de mise. Pourquoi ? Parce que le consommateur se doit de recevoir un service de très haute qualité que seules les personnes formées à des tâches précises sont à mêmes de satisfaire. Sans compter un point, on suit tous des formations pour apprendre correctement un métier. Alors si tout le monde est voué à la polyvalence, pourquoi demander des diplômes ?
Bien sûr, ce commentaire s’adapte particulièrement aux gros établissements. Les hôtels employant une dizaine de salariés ont certainement recours à la polyvalence par obligation et c’est normal. Mais attention de ne pas pousser le concept trop loin.