Posté par Mélanie | Sous : tourisme
Jeudi 25 fév, 2010
Qu’on se le dise une bonne fois pour toute, les femmes vous influencent plus que ce que vous pensez et ne voulez le croire Messieurs
C’est pas moi qui le dis (donc pas d’acte féministe derrière ce billet) mais les études sur les comportements des consommateurs. Dans 80%-85% des décisions familiales, les femmes vont donner leur mot (héhéhé… oups pas d’acte féministe !) dont le tourisme !
Dans les voyages, elles ont besoin de “réconfort” car pour 40% d’entre elle, c’est un moment stressant (vois l’excellent article de réseau de veille en tourisme).
Ainsi, des organismes touristiques mettent en place des plans d’action pour les séduire et se créer ainsi un avantage concurrentiel. Trois cas récents :
Face à la féminisation de la chaîne aux USA ces dernières années, Sofitel apporte une “French Touch” car elles sont plus dépensières que les hommes (ben ça changera jamais ça…). Conséquences : carte des vins au verre développée, serviettes 100% coton, catalogue de services pour des moments romantiques (drap de soie et rose, comme dans les films finalement !),…
Résumé de Jean-Marc Jalbert (vice-président chargé des opérations et de la qualité pour la marque Sofitel en Amérique) :
La marque se féminise en mettant l’accent sur le romantisme et la ‘French Touch’, et recrée le confort de la maison, façon luxe”.
Les femmes représentent 50% de leur clientèle totale et pour les satisfaire, lancement du “Hyatt for her” : coiffure, manucure et pédicure pour 50 euros en 1h30 maximum et ce, directement dans la chambre de la personne.
Des toilettes pour les femmes ! Pourquoi ? Ce n’est pas une question d’hygiène mais pour qu’elles puissent prendre leur temps pour se refaire une beauté avant l’atterrissage.
Nous avons reçu de nombreux commentaires disant que des toilettes réservées aux femmes constitueraient un élément important de différenciation par rapport aux autres compagnies», a précisé le porte-parole d’ANA (…) Beaucoup de femmes ont confié qu’elles se sentaient gênées de prendre leur temps dans les toilettes en sachant qu’un homme attendait derrière la porte
RDV sur le site pour faire votre programme. Puis il y a même une programmation pour mobileici (pas d’excuses du genre “je ne sais pas ce qu’il y a faire”).
En vidéo pour vous aider éventuellement :
La recommandation du magazine NightLife :
Leur top 10 des activités de la nuit blanche.
Ma recommandation :
Pour ma part, ce que je ne veux pas manquer : l’exposition de Tiffany au Musée des Beaux-Arts (c’est moitié prix pour l’occasion 7.5$ au lieu de 15$). Peut être que nous nous y retrouverons !
Le professeur Phillipe Fabry en e-tourisme (Sup de Co La Rochelle) nous fait part de quelques chiffres même s’il s’agit de résultats non généralisables (échantillon de convenance) au travers du blog etourisme.info.
C’est un petit test sur ses propres étudiants qu’il s’est “amusé” à faire. J’espère qu’il ne m’en voudra pas de les reprendre car les résultats sont vraiment surprenants ! [92 étudiants sur 96 ont répondu].
Les résultats sans plus attendre :
Les blogs :
55% n’en lisent pas
13% possèdent un blog
11% en lisent quelques fois
Facebook ! 98% possèdent un compte et 73% se connectent plusieurs fois par jour (là par contre, même si les chiffres sont gros, je suis peu surprise).
Autres réseaux sociaux (aie aie aie) :
86% ne connaissent pas Netvibes. Mais si au moins, ils connaissent un autre lecteur de Flux RSS… c’est pas si pire mais le mal blesse quand on apprend que 74% ne connaissent pas les RSS. Ça me rappelle quand même le sondage à mains levées en commerce électronique…
83% n’ont pas de compte MySpace (pas grave, c’est pas très bon )
87% n’ont pas de profil LinkedIn. Au passage merci à Harold Boeck pour pousser les étudiants de ses cours de commerce électronique à le faire, ça nous rend “In” comme on dit ici au Québec
75% connaissent Twitter (c’est bon !) mais 4% l’utilisent…
70% ne connaissent pas Flickr
You Tube : 71% regardent les vidéos, 21% les partagent
Daily Motion : 70% les regardent, 11% les partagent
J’aurai bien aimé avoir des chiffres sur le marketing mobile. Les téléphones portables sont super importants en France et avoir la dernière génération devient presque une question de survie (j’en rajoute un peu, quoi que…). Il aurait été intéressant de voir si les étudiants possédant un téléphone intelligent mesuraient l’ampleur de la technologie pour demain en tourisme.
Résultats pas généralisable ?
Peut être dans la méthodologie mais quand je lis dans les commentaires des professeurs dirent : “pareil pour moi” … Ben je me demande si ces résultats sont si peu généralisables…
En conclusion
J’ai juste envie de dire sans être méchante : RÉVEILLEZ-VOUS ! C’est juste le tourisme de demain (et pas mal celui d’aujourd’hui d’ailleurs…)
Je rajoute cet article de réseau de veille en tourisme : “Sur le radar du réseau de veille” abordant l’importance de la technologie dans la décennie à venir.
Le concept repose sur l’utilisation de la technologie de construction durable Green RexWall (à base de polystyrène recyclé) associé à de la botanique pour des murs végétaux (offrant ainsi un lieu pour la flore et la faune).
Le résultat : Un espace de bien-être permettant de profiter de liberté, tranquillité, beauté et espace dans un environnement entièrement écologique ! Sans compter la touche expérientielle…
Elle est appelée “la perle de l’Atlantique” ici, moi je la connaissais sous le nom de “l’île aux fleurs”. Il y a plusieurs années, j’ai pu la visiter et je dois dire qu’elle était merveilleuse. Belle, fleurie, population accueillante, chaude sont les termes qui viennent caractériser mes souvenirs.
Aujourd’hui, Madère a un visage dévasté par des coulées de boue et ses dernières images sont bouleversantes. Le bilan est lourd et le temps est à la restructuration.
Mais comme à chaque fois qu’il y a une catastrophe, on cherche un fautif. Cette fois, c’est le béton !
Il est vrai que bétonner est loin d’être une solution mais c’est grâce à lui que Madère est sortie de l’extrême pauvreté pour accueillir près de 800 000 touristes chaque année lui permettant ainsi de dépasser de 25% la moyenne nationale du revenu par habitant.
Je ne cherche pas à excuser les actes passés, mais dans les années 80, tous les pays ont fait la même chose : Bétonner. Parce que c’était facile, rapide et que les revenus seraient bientôt là. Certes avec des abus (c’est indéniable), mais des avantages immédiats quand même….
Alors plutôt que de chercher comme toujours “la faute à qui” sans faire avancer les choses et ne rien changer ; Il serait bien de se pencher nous sur le réel problème : Comment faire mieux pour l’avenir !
Remettre les installations de l’île en l’état est urgent mais si les responsables pouvaient “tirer leçons du passé” (comme on dit) tous ces dégâts n’auront pas servis à rien. Et pourquoi pas, en profiter pour mettre en place un tourisme plus durable…
C’est des millions d’euros (environ 400) qui seront investis pour permettre à Cannes de devenir “la référence mondiale du nouveau luxe” selon David Lisnard, président du palais des Festivals et des congrès et premier adjoint au maire de Cannes, en charge du Tourisme.
Le projet de Cannes : rénover les chambres pour lancer une offre moderne.
Les maîtres-mots du “nouveau luxe”…
Lorsque je lis les présentations des responsables des plus beaux établissements cannois dans l’article de Hotellerie-Restauration, trois axes sont accentués :
Le bien être est tendance, les clients en veulent de plus en plus pour évacuer le stress du quotidien et les représentants du luxe l’ont compris depuis longtemps.
Selon une étude de ACTE (Association of Corporate Travel Executives) et KDS (Online Travel and Expense Management), le développement durable perdurent dans les mentalités des professionnels pour les voyages d’affaires (via - document en version pdf).
Le besoin de réduire les coûts reste omniprésent…
La crise économique a fait mal au tourisme d’affaire. Ainsi, les professionnels se doivent de trouver des solutions alternatives pour réduire les coûts. “Faire des économies” est même vue comme une haute priorité selon 78% des répondants.
42% disent avoir changé des vols court-courriers pour des voyages en train (plus long) pour faire des économies. Voilà qui va faire mal aux compagnies aérienne…
… Mais la RSE reste présente !
La réduction des coûts est très forte mais les engagements de RSE (= Responsabilité Sociale des Entreprises) déjà engagés ne réduiront pas (estimation selon 57% des répondants).
Elle est considérée comme une priorité moyenne (pas faible !) pour 46%. À noter également que la sécurité des employés est considérée comme haute priorité pour 72% (cela vient contre-balancer quelque peu la priorité de réduction de coûts de 78%…).
Ce qui est aussi intéressant : 42% aimeraient voir leur entreprise plus active en RSE !
Fortement lié aux besoins de faire des réductions de frais et la RSE : Internet.
Et oui ! Internet est décidément partout…
Les outils de réservation en ligne sont de plus en plus d’actualités. 64% des répondants annoncent avoir désormais accès à ces outils “même si les politiques de voyages sont établies”. En matière de responsabilité sociale des entreprise, ils sont également utiles :
Pour 14% : L’outil de réservation en ligne dispose d’un calculateur d’émissions de carbone
Pour 6% : Il propose des options de réduction de carbone dans les trajets avant réservation
Pour 15% : Il offrent des solutions alternatives aux voyages (visioconférences, réunions par téléphone,…)
Ainsi, il va falloir s’y faire ! Le tourisme d’affaire de demain c’est
Posté par Mélanie | Sous : tourisme
Lundi 15 fév, 2010
Voyager au fond des mers devient possible grâce à l’entreprise U-Boat Worx.
C’est à bord de leurs C-Quester submersibles, que les passagers vont pouvoir profiter des fonds marins (et ce jusqu’à 100 mètres de profondeur) sans avoir le brevet de plongée (pas de décompression). Les appareils ont une autonomie moyenne de 6 heures (le temps de voir pas mal de chose !)
Actuellement, l’expérience peut être vécue à Aruba, île néerlandaise dans les Caraïbes.
Mais, l’idée est vraiment de démocratiser le concept :
”L’entreprise à Aruba est mise sur pied pour ouvrir le marché du tourisme en sous-marin. Nous montrons les chances aux tiers en servant le tourisme, par exemple aux stations de vacances de luxe, aux hôtels et les sociétés de croisières” Bert Houtman, fondateur de U-Boat Worx.
En vidéo (c’est assez long, je vous conseille de commencer à la minute 4 pour gagner du temps et voir le plus intéressant…)
Le développement durable est souvent lié à investissement financier lourd. Maintenant quand je lis :
Installer des ampoules basse consommation ou des réducteurs de débit d’eau, c’est plus une affaire de volonté que d’investissement financier. Judith et Frédéric Rigaud
… je me pose de réelles questions !
Ce sont les propriétaires du “Clos des Capitelles” qui s’expriment suite à leur initiative de recevoir le label “La clé verte“. Il s’agit d’un label environnemental international pour l’hébergement touristique (il ne prend malheureusement pas les 2 autres dimensions du développement durable; à savoir : le social et l’économique mais c’est déjà bien !)
Pour les propriétaires :
Obtenir ce label, c’est une façon d’affirmer notre intérêt pour le respect de l’environnement. Nous avons étudié le dossier et cela nous a paru facile à mettre en œuvre et à notre portée sur le plan financier.
Les efforts ont porté sur :
Les économies d’énergie (ampoules basse consommation)
Les économies d’eau (réducteur de débit d’eau, récupération de l’eau de pluie)
L’utilisation (à venir) de produits respectueux de l’environnement (Peinture naturelle pour rafraîchir les chambres prochainement)
La communication (sensibilisation auprès de la clientèle)
Du coup je me dis qu’il faudrait peut être revoir les excuses “non-valables” pour ne pas faire du tourisme durable… Non ?
Alors que la crise de 2009 aura fait des ravages auprès de tous les types de clientèles, 2010 semble se caractériser en hôtellerie comme dans beaucoup d’autres secteurs (voire même tous) par un accroissement du commerce en ligne. Pourquoi ? Parce que ça permet de diversifier la clientèle et comme je l’ai lu dernièrement, Internet permet aussi de faire les réservations de dernière minute.
Mais, ce n’est pas tout !
Le développement durable est également à l’honneur pour 2010 ! Il n’est presque plus question de parler d’effet de mode ! Au contraire, il s’installe pour du long terme.
Il est devenu une priorité globale : de la conception d’un hôtel à la décision quotidienne d’achat, sans oublier la gestion des ressources humaines, tout devient irrémédiablement prétexte à se poser la question de la pérennité de la stratégie et de son impact environnemental. Partout les démarches vertueuses se multiplient et s’organisent pour préparer les stratégies de demain.
Puis selon une étude ACTE/KDS, réalisée auprès de voyageurs d’affaires, même si la réduction des coûts reste la priorité et donc la principale raison de limiter les déplacements, 19% des répondants avouent qu’il est aussi question d’atteindre des objectifs de développement durable (le total des émissions carbones lors des déplacements de la direction doit être maintenant mentionné).
Je pense que ma recherche sur le tourisme durable va être utile !