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Sur Le Monde

Paradoxe Touristique : Exemples alarmants !

Mardi 24 nov, 2009

Quel est ce paradoxe touristique ?

Il repose sur un constat très simple : La beauté des voyages et la satisfaction des touristes n’est pas forcément sans conséquences pour l’environnement et les populations locales dans un contexte de tourisme de masse. Park et Honey disaient il y a déjà 10 ans de cela :

« Comment pouvons-nous préserver les merveilles naturelles et en même temps maintenir le tourisme dans les meilleures places ? »

En effet, les sites touristiques les plus attractifs sont en lien avec de fortes caractéristiques biologiques et/ou socioculturelles. Par exemple, les barrières de corail attirent les plongeurs ; Mais, la destruction des récifs et des menaces sur les ressources halieutiques en sont les conséquences directes.

Qu’est-ce que l’on constate aujourd’hui (des exemples concrets)

Cyberpresse met en avant plusieurs cas alarmants résultant de ce paradoxe (attirance pour la beauté et dégradation). Entre autres :

  • Venise : menacée par les inondations mais aussi… les touristes. Causes : les déchets et le fait qu’ils chassent les résidents à bout d’autant de visiteurs. En 2007 : 21 millions de visiteurs pour 60 000 habitants.
  • Les îles Galapagos : Ces îles volcaniques possèdent une faune et une flore uniques au monde. C’est notamment pour les tortues centenaires les iguanes géants et les que les touristes y vont nombreux. Mais en échange, l’écosystème est fragile et l’archipel est en péril selon l’UNESCO.
  • Le mont Kilimandjaro : Deux problèmes actuellement : des milliers de personnes veulent faire son ascension (augmente l’érosion et la pollution) et il est menacé de perdre ses neiges éternelles par le réchauffement climatique actuel.
  • Le mont Everest : On surnomme parfois son camp de base «le dépotoir le plus haut du monde», tant les visiteurs y ont laissé de déchets et de pièces d’équipement depuis des années.
  • Machu Picchu : Le site archéologique de Machu Picchu est l’endroit le plus visité en Amérique du Sud et l’ensemble des visiteurs qui foulent son sols contribuent à sa fragilisation ; Des problèmes de déforestation, de glissements de terrain et d’accès illégal sont également à noter. 
  • Les tombeaux égyptiens et les soldats de terre cuite (Chine) : La respiration des visiteurs apportent une humidité dangereuse pour ces merveilles du passé.
  • La Méditerranée : Tous les ans, c’est 220 millions de visiteurs qui viennent. Dans 20 ans, ils seront 350 millions environ. Conséquence : Dégradation des côtes et de l’écosystème marin.

Plage espagnole en été

Machu Pichu et dégradation

De actions sont prises pour lutter contre les inconvénients mais très souvent insuffisantes. Alors qu’allons nous faire ? Continuer comme ça ? Ou bien faire des efforts ensemble pour continuer à voir ces merveilles et aider les populations à la conservation par un tourisme plus respectueux ?

Source scientifique : Park and Honey, « The Paradox of Paradise », Environment, Vol. 41, No. 8, (1999), pp. 4-5.


Écotourisme ?

Vendredi 8 mai, 2009

Le « tourisme durable » est flou et notamment par une confusion avec « l’écotourisme » qui, en réalité, ne représente que 4% du tourisme durable (Frangialli, Ancien secrétaire de l’OMT lors du Symposium de Tourisme Durable).

Donc, apportons quelques notions pour que ce soit plus clair !

Uriely et Al (2006) assignent à l’écotourisme trois caractéristiques :
1-    Attraction naturelle car il incorpore les composantes de l’héritage culturel.
2-    Opportunité d’apprentissage et d’expérience comme moyen de différenciation des sites à base naturelle.
3-    Maximisation des revenus environnementaux et socio culturels durable.
Pour aller plus loin, Weaver (2001),explique qu’il est possible d’avoir plusieurs degrés:

  • Le « soft » : Proche du tourisme de masse en terme de volume, proposition de voyage ou encore infrastructure de service. Exemple : le Kenya avec ses grands resorts et journées occasionnelles de safari. les resorts sont proches du tourisme de masse et les excursions représentent l’écotourisme.
  • Le « Hard » écotourisme : très actif sur les pratiques durable. En guise d’illustration, l’agence de voyage GAP Adventure. Le voyageur dort dans des hôtels standards et campings pour être plus proche de la vie locale, il est transporté en trains, vans ou par lui-même (randonnée, vélo) pour limiter l’impact environnemental. Il peut aussi visiter les projets communautaires de la région tenus par la fondation de l’organisme « Planeterra ».

Sources Scientifiques :

URIELY, Natan, REICHEL, Arie et SHANI, Amir, « Research Papers Ecological orientation of tourists: An empirical investigation », Tourism and Hospitality Research, Vol. 7, No. 3/4, (2007), pp. 161-175.

WEAVER, David Bruce, « Ecotourism as Mass Media: Contradiction or Reality? », Cornell hotel and restaurant administration quarterly, Vol. 42, No. 2, (2001), pp. 104-112.


Marketing expérientiel : 5 critères à retenir

Samedi 2 mai, 2009

Je l’ai déja mentionné dans ce blog, la réalisation d’une expérience en tourisme est primordiale.

Si l’on cherche à aller un peu plus loin, Wang (2008), propose 5 caractéristiques essentielles permettant d’améliorer une expérience :

  • UNICITÉ : Une expérience se doit d’être unique pour un consommateur et suivre les traits de sa personnalité.
  • CONTINUITÉ : Le long terme est à privilégier puisqu’il faut faire appel aux souvenirs du consommateur, ses expériences passées.
  • PARTICIPATION : Car l’expérience dérive d’un processus de consommation et donc demande une certaine participation.
  • CRÉATIVITÉ : l’expérience est motivée par des moyens créatifs.
  • VALEUR AJOUTÉE ÉLEVÉE : Elle est caractérisée par de faibles inputs et de forts outputs.

A noter : Les auteurs Pine II et Gilmore (2007) rajoute également la notion d’authenticité ! En effet, un consommateur veut du “vrai” et s’il perçoit une quelconque tromperie, il se détournera du concept proposé et les conséquences pourront être assez dangereuses.

Ce billet est inspiré d’un article scientifique : WANG, Yueh-Yun, “A means-end approach to the analysis of visitors’ perceived values of leisure farms in Taiwan”, Journal of American Academy of Business, 2008.

Mais également du livre de : PINE II et GILMORE, “Authenticity”, Harvard Business School, 2007.


Quel type de gestionnaire êtes-vous ?

Mardi 14 avr, 2009

Cet article s’éloigne peut être un peu des thèmes censés être abordé dans ce blog, mais, je pense qu’il est intéressant de voir un côté gestion pour apprendre à mieux se connaitre  et donc mieux diriger une organisation touristique (ou autre).

Patricia Pitcher, a conduit une étude sur 8 ans pour aboutir à ce que je vais vous résumer en quelques lignes. il ressort de son travail, 3 types de dirigeants :

L’ARTISTE : Audacieux, changeant, intuitif, imaginatif, visionnaire, imprévisible. il est “l’âme” de l’organisation. Soit, ses rêves. Il conteste, fonce, étonne, agit toujours avec l’émotion et dépense beaucoup d’énergie.  Sa stratégie : suivre son intuition.

L’ARTISAN : Il est ouvert d’esprit, assez souple mais agit avec plus de prudence. Il est vu comme responsable, honnête, franc ou encore réaliste. Il valorise la tradition, l’expérience et le travail d’équipe. Il est le “ciment organisationnel”.

LE TECHNOCRATE : Ce dernier est rigide, distant, sérieux, analytique et contrôleur. Il est respecté, pas aimé, mais on le suit pour sa détermination et la force de son analyse.

Ces trois groupes sont des extrêmes rarement atteints ! La réalité donne plutôt des personnalités mixtes.

Outre le fait de savoir comment on agit et comment agissent les autres (cela permet de travailler plus facilement en équipe), il est important de noter que Pitcher P. prouve l’importance d’avoir les trois personnalités à la direction d’une organisation pour créer un équilibre. Le but étant de garder, les rêves, le ciment et le contrôle de l’organisation pour une gestion efficace.

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Son ouvrage en vente chez Renaud Bray (mais plein d’autres aussi) pour ceux qui veulent en savoir plus sur leur personnalité : Patricia PITCHER, “L’Artiste, l’Artisan et le Technocrate dan nos prganisation”

Un article synthétique pour les autres : “l’artiste, l’artisan et le technocrate” par P. Pitcher.