Le professeur Phillipe Fabry en e-tourisme (Sup de Co La Rochelle) nous fait part de quelques chiffres même s’il s’agit de résultats non généralisables (échantillon de convenance) au travers du blog etourisme.info.
C’est un petit test sur ses propres étudiants qu’il s’est “amusé” à faire. J’espère qu’il ne m’en voudra pas de les reprendre car les résultats sont vraiment surprenants ! [92 étudiants sur 96 ont répondu].
Les résultats sans plus attendre :
Les blogs :
55% n’en lisent pas
13% possèdent un blog
11% en lisent quelques fois
Facebook ! 98% possèdent un compte et 73% se connectent plusieurs fois par jour (là par contre, même si les chiffres sont gros, je suis peu surprise).
Autres réseaux sociaux (aie aie aie) :
86% ne connaissent pas Netvibes. Mais si au moins, ils connaissent un autre lecteur de Flux RSS… c’est pas si pire mais le mal blesse quand on apprend que 74% ne connaissent pas les RSS. Ça me rappelle quand même le sondage à mains levées en commerce électronique…
83% n’ont pas de compte MySpace (pas grave, c’est pas très bon )
87% n’ont pas de profil LinkedIn. Au passage merci à Harold Boeck pour pousser les étudiants de ses cours de commerce électronique à le faire, ça nous rend “In” comme on dit ici au Québec
75% connaissent Twitter (c’est bon !) mais 4% l’utilisent…
70% ne connaissent pas Flickr
You Tube : 71% regardent les vidéos, 21% les partagent
Daily Motion : 70% les regardent, 11% les partagent
J’aurai bien aimé avoir des chiffres sur le marketing mobile. Les téléphones portables sont super importants en France et avoir la dernière génération devient presque une question de survie (j’en rajoute un peu, quoi que…). Il aurait été intéressant de voir si les étudiants possédant un téléphone intelligent mesuraient l’ampleur de la technologie pour demain en tourisme.
Résultats pas généralisable ?
Peut être dans la méthodologie mais quand je lis dans les commentaires des professeurs dirent : “pareil pour moi” … Ben je me demande si ces résultats sont si peu généralisables…
En conclusion
J’ai juste envie de dire sans être méchante : RÉVEILLEZ-VOUS ! C’est juste le tourisme de demain (et pas mal celui d’aujourd’hui d’ailleurs…)
Je rajoute cet article de réseau de veille en tourisme : “Sur le radar du réseau de veille” abordant l’importance de la technologie dans la décennie à venir.
Le concept repose sur l’utilisation de la technologie de construction durable Green RexWall (à base de polystyrène recyclé) associé à de la botanique pour des murs végétaux (offrant ainsi un lieu pour la flore et la faune).
Le résultat : Un espace de bien-être permettant de profiter de liberté, tranquillité, beauté et espace dans un environnement entièrement écologique ! Sans compter la touche expérientielle…
Dans le cadre du concours “Greener Gadgets”, un projet de turbine (éolienne) pour éclairer les routes est en compétition.
Un constat
Le nombre de voiture augmente ainsi que le besoin d’éclairer nos villes. Mais nous augmentons également nos infrastructures éoliennes pour l’électricité…
L’idée
Donc pourquoi ne pas utiliser le vent pour éclairer nos villes ? Ainsi, notre impact serait moins grand quand à notre consommation d’énergie !
Ainsi, l’air créé par le passage des voitures est utilisé pour faire tourner les turbines. En tournant, ces dernières génèrent de l’énergie électrique et le tout profite à l’éclairage des routes de manière écologique !
D’un point de vue touristique, il y a pas vraiment d’impact me direz-vous sans doute !
Pour ma part, j’y vois un avantage considérable : La notoriété des villes qui s’impliquent toujours plus dans des démarches de développement durable ! Les visiteurs apprécient les engagements durables et ce concept est parfaitement adapté pour embellir nos cités ! Puis c’est plutôt joli… non ?
Si le projet vous plait, vous pouvez encore voter en sa faveur ici !
Non ce que vous allez voir n’est pas une soucoupe volante venant de l’espace mais bel et bien le résultat de la créativité humaine !
La nouveauté que je vous présente ici c’est l’Aircruise ! Un concept de Seymourpowell (une compagnie de design et innovation en Grande Bretagne) lié à la firme Samsung.
Il s’agit d’une “structure volante” entièrement écologique (fonctionne avec de l’hydrogène) pouvant faire des séjours du genre Los Angeles-Hong Kong en 3 jours.
Ils caractérisent leur projet comme “l’expérience future du voyage de luxe” en alliant grands espaces épurés, nouvelles technologies (by Samsung) et prise de temps (“Slow is the new fast”).
Originally a self-generated project, Seymourpowell’s Aircruise is the concept design for a hotel in the sky, with low passenger numbers and huge internal spaces offering room for living, dining and relaxing, as well as scope for dramatic and inspirational public spaces. The initial design proposes a bar/lounge zone, four duplex apartments, a penthouse and five smaller apartments.
Il va rester la question du prix de la chambre… mais en attendant, contentons-nous des photos et de la vidéo ci-dessous :
Allier le tourisme aux éoliennes est possible pour la firme de design On Office, au travers de son projet : Turbine City. Le principe serait d’intégrer dans les socles des turbines en mer un hôtel, un spa et un musée pour une expérience unique.
“Turbine City”, would utilize offshore wind turbines as a means of creating potential for tourism. the proposal would see the integration of a hotel, spa and museum built in a turbine within an offshore wind farm. just 1MW from 8MW turbines would be enough to power the entire facility. The proposal of this idea could bring tourists, sailors, offshore oil-workers and cruiseships to the area, where people would be able to experience first hand the advantages and the spectacle of turbines, increasing awareness and support of this endeavour.
Gênantes ou agréables ?
Critiquées par certains pour le bruit, la santé, le danger envers les oiseaux, … une étude auprès le public rapporte que les éoliennes de mer (et je précise bien de MER) seraient perçues comme :
Inoffensives
De faibles empruntes écologiques
Sécuritaires
Pas visibles depuis les villes
Relativement silencieuses
Mais les avis restent partagés. Je pense qu’il est simplement important de contrôler le nombre pour une harmonie avec l’environnement et la sauvegarde des paysages naturelles.
Touristique + mer + éolienne : Alliance possible ?
Oui, je pense que cela est possible et les commentaires du public vont dans le sens de cette évolution (même si une étude approfondie devrait être faite !).
À avoir des éoliennes dans nos mers, pourquoi ne pas les rentabiliser encore plus ? Diverses formes pourraient être données comme le propose On Office :
Mais cela ne doit pas être fait n’importe où !
Le projet a été créé pour une implantation en Norvège. Pourquoi la Norvège ? Parce qu’elle :
Possède les meilleures conditions au monde pour exploiter le pouvoir du vent en mer
Sa côte est la plus longue et la plus ventée d’Europe (et la moins saturée en turbines)
Le pays a une expertise dans les fondations Offshore (= au large)
Possibilité d’avoir un capital d’investissement
Mais l’histoire ne dit pas si la Norvège va s’engager bientôt dans cette réalisation…
Le North Slope Ski Hotel appartient au portfolio de Michael Jantzen. Un architecte très imaginatif.
Le concept est plutôt fou puisque sur le toit de l’hôtel, une piste de ski de 400 pieds a été installée mais, en tenant compte du développement durable !
Les infrastructures “osées” me plaisent dans la plupart du temps surtout lorsque elles sont en alliance avec le développement durable sauf quelques exceptions près bien sûr (tel l’Iceberg à Dubai qui relève plus de la provocation face à l’environnement que de l’expérience… mais cela n’engage que moi). Alors je m’empresse de partager avec vous. Le projet n’a pour l’instant pas de client mais relève d’une bonne dose imagination…
Quelques caractéristiques :
95 chambres de luxe “eco-friendy”
Pour subvenir aux besoins électriques : utilisation du soleil avec des cellules photovoltaiques et du vent au travers de 8 turbines verticales au sommet de l’hôtel (comprenez : éolienne)
L’hôtel entier est construit avec des produits durables disponibles sur le marché.
Les fenêtres (face Sud) sont ombragées pour limiter la chaleur.
Chaque chambre possède 2 larges fenêtres manipulables pour favoriser la luminosité, la chaleur ou la fraicheur par un système de valve.
Présence d’aménagements tels un éco-Spa, magasins et restaurants.
La piste de ski…
Toujours dans une logique de développement durable, la piste de ski a été étudiée. Les clients peuvent s’y rendre par ascenseur. Le recouvrement de la piste est fait de façon à ce que la surface skiable ne nécessite pas de neige en été ! (Je ne sais pas trop comment cependant…)
Les eaux de pluie et la fonte des neiges sont également collectées via la piste pour une utilisation dans et autour de l’hôtel.
Le message de l’architecte…
Michael Jantzen espère au travers de ce projet démontrer que les notions de luxe et de développement durable sont compatibles !
My hope with this design is to once again demonstrate how even the most luxurious places on earth can, and should be built in an earth friendly way.
En lisant mon flux RSS du jour, je suis tombée sur deux hôtels pas mal différents dans leur concept et leur choix de protection de l’environnement…Un n’est encore qu’un concept, l’autre une réalité (ouverte Vendredi).
Commençons par un l’exemple durable !
C’est l’hôtel viennois Stadhalle (trouvé via) de 81 chambres. Tout est calculé pour qu’il soit auto-suffisant énergiquement. Certains vont dire, oui mais le confort ? Et bien il est le même qu’un autre hôtel dans lequel vous avez déjà séjourné (voire même peut-être meilleur…).
La notion de confort n’a pas disparu pour autant. Un système utilisant les propriétés thermiques du béton permet à chaque client de régler la température dans sa chambre, hiver comme été.(via)
Regardons quelques caractéristiques :
160 m2 de panneaux solaires sur le toit et un mur de la cour : Utilisés pour chauffer l’eau.
Une pompe à chaleur dans la cave : Elle puise l’eau à 13 mètres de profondeur pour alimenter le chauffage d’appoint dans l’aile passive (nécessitant quasiment plus d’énergie ainsi).
10 réservoirs de 1.000 litres dans le sous-sol : ils servent à récupérer l’eau de pluie pour les chasses d’eau.
Seules les ampoules LED et faibles en énergie sont utilisées. Notons : “L’électricité produite pendant la journée, quand les clients ne sont pas là, est revendue à l’opérateur et nous en consommons la nuit”.
Meubles et textiles : Issues de matières recyclées.
Présence d’un écran récapitulant la quantité d’énergie produite et dépensée chaque jour.
La conclusion :
“Nous n’avons rien inventé. Nous utilisons simplement les techniques existantes de manière intelligente”, la directrice, Michaela Reitterer,
Exemple beaucoup moins durable…
Je pense que l’on frôle l’apothéose de l’anti-durable avec le Blue Crystal, un hôtel Iceberg qui serait à la dérive au large de… tenez vous bien… Dubaï !!!! Oui voyons c’est logique, on place un iceberg dans un endroit de la planète où la température moyenne est de 32 degrés. Pour arriver à un tel exploit, le créateur estime qu’il faudra utiliser “beaucoup d’énergie” comme un système de climatisation (sauf que là, au lieu de servir pour l’amélioration du confort des clients, la climatisation va servir à la survie de l’hôtel. Je n’ose imaginer la quantité d’énergie nécessaire…). Mais toujours selon le concepteur, l’iceberg sera alimenté par des panneaux solaires intégrés dans la façade glacée.
À l’heure où le sommet de Copenhague prend une part importante de l’actualité et où nous savons qu’il faut faire attention à nos consommations d’énergie, il faut en vouloir pour prétendre faire un iceberg à Dubaï alimenté en panneaux solaires ! (sans compter que Dubaï, avec ses problèmes financiers, se résout à tourner la page de la démesure)
En tourisme, l’avion est la source la plus énergivore et notamment par sa consommation en kérosène. Des compagnies aériennes (tel Air Transat) réfléchissent à l’optimisation des dépenses énergétiques des avions. Pour cela, elles changent les techniques d’atterrissage, allègent les appareils,…
Seulement voilà, les énergies fossiles continuent à disparaitre et si nous ne trouvons pas de solutions, il va être de plus en plus dur de partir de l’autre côté du monde !
Une solution ?
Bertrand Piccard et André Borschberg (tour du monde en ballon en 1999) ont fait le pari d’un avion 100% écologique.
Pas une seule goutte de carburant pour le faire fonctionner. Uniquement de l’énergie solaire. Le pari est réussit mais le Solar Impulse est un message symbolique pour l’avenir également !
Bien sûr il est loin de remplacer toute la flotte aéroportuaire. Puis, heureusement pour Boeing et Airbus ! Il faut qu’ils rentabilisent respectivement leurs 777 et A380..
Volume du cockpit : 1,3 mètre cube (on ne rentre pas beaucoup de monde…)
Le rendement énergétique des cellules photovoltaïques est de seulement 30%
Pour éviter les dépenses énergétiques, les hélices peuvent tourner de 200 à 400 tours/min
Mais, de voir des avions propres pour l’environnement est finalement possible. Au temps où l’on parle de redonner peut-être du service aux dirigeables, le Solar Impulse reste une belle belle avancée pour l’aéronautique !
Après tout, tous les “fous” de l’humanité sont devenus de grands inventeurs…
l’Eoseas, j’en ai déjà parlé dans un autre article (”le paquebot du futur : l’Eoseas“), est un bateau qui tente d’allier les énergies durables et le plaisir des croisières de plaisance. Je rappelle vite vite, qu’il a (entre autres) comme caractéristique, les panneaux solaires sur les fenêtres des chambres. Cependant, l’utilisation de très grandes voiles et donc très hautes comme alternative au moteur, n’est pas sans conséquences, car la hauteur empêcherait le paquebot d’aller dans certains grands ports du monde (Il ne passerait pas à New York notamment).
Mais quel lien avec le tourisme ?
En fait, j’aime à croire que si l’on est capable de faire fonctionner un cargo (et on s’entend bien sur le fait que c’est assez volumineux et lourd !), il serait tout à fait possible de faire la même chose avec des bateaux de plaisance. Non ?
Bien sûr, la technologie solaire nécessite beaucoup de place. L’Eoseas propose justement d’en installer sur les fenêtres pour ne pas gêner les clients et il est dur de dire (au niveau promotionnel) que l’on va réserver le pont supérieur pour des panneaux solaires et non plus pour le plaisir des passagers…
Mais, il y aurait peut être une niche à creuser pour enlever le plus gros défaut du paquebot du futur : de trop hautes voiles !
En tout cas, la tendance évolue et l’industrie marine prend une belle tendance vers le durable que ce soit pour le tourisme ou toutes autres activités !
L’architecte Orlando De Urrutia nous présente dans son blog une goutte d’eau constructible sous le nom de “Water Building Resort”.
Cette construction durable (mais encore qu’un projet) posée sur et dans les océans permettrait d’accueillir Hôtels, Spa, Restaurants, Aquarium, salles de congrès ou encore salles de conférence permanentes ou temporaires.
Ce projet se veut en harmonie avec l’eau, l’environnement et les énergies renouvelables.
Développons un peu …
Il optimise les énergies renouvelables par sa forme unique. La façade exposée au soleil (forme arrondie) le capte et utilise l’énergie photovoltaïque pour fournir le bâtiment en électricité.
L’envers (façade non au soleil et de forme rentrée), utilise l’énergie du vent pour générer également de l’électricité mais aussi pour faire de l’eau pure consommable ! Réalisé grâce à la nouvelle technologie TeexMicron, le bâtiment transforme l’air en eau potable. Le processus est basé sur la condensation de la nuit et l’évaporation de l’air du jour. Le fait que cette grosse goutte d’eau soit posée sur les océans augmente le pouvoir de condensation pour optimiser l’exploitation des énergies renouvelables par la structure.
De plus l’édifice récupère l’eau de pluie et l’eau salée de la mer par un processus de désalinisation pour fournir le bâtiment en eau.
Plus d’explications dans cette vidéo …
Pour ma part, je trouve cette idée non seulement très originale mais vraiment intéressante pour l’exploitation faite.
Cela prouve encore une fois qu’il est possible d’allier design et structure durable pour le bien être de la planète mais aussi pour nous offrir de nouvelles expériences touristiques. Personnellement je me vois bien dans un hôtel en forme de goutte d’eau avec un aquarium directement dans la mer … et vous ?