Hier soir avait lieu la soirée One Drop (Fondation Cirque du Soleil pour un accès à l’eau pour tous) pour le lancement de la dernière création du Cirque du Soleil : Totem.
Pour vous mettre en contexte de leur création :
Par chance, j’ai pu y être présente et y vivre un moment fabuleux !
Une décoration spectaculaire, une organisation parfaite et des partenaires qui ont offert à nos papilles des moments succulents. Je voudrais d’ailleurs en profiter pour mentionner la présence de la boutique de macaron Point G, le Sushi bar Kaizen, le resto Pub City ou encore le ChuChai.
Mais ce qu’il y a de beau avec le Cirque du Soleil, c’est que ce n’est pas que du rêve !
Certes, leur mission est :
D’invoquer l’imaginaire, provoquer les sens et d’évoquer l’émotion des gens autour du monde.
Mais c’est également des actions responsables de qualité :
Dans la poursuite de ses rêves et dans la pratique de ses affaires, le Cirque du Soleil aspire aussi à se positionner dans la communauté en tant qu’acteur responsable de changement. En tant que tel, le Cirque vise l’adoption d’une conduite respectueuse de ses employés, de ses partenaires de ses clients et de ses voisins, de l’environnement, de même que des lois et des cultures partout où il est présent. Dans toutes ses relations, aussi bien internes qu’externes, la compagnie cherche ainsi à se dépasser en faisant preuve d’audace et de créativité. (via)
C’est ainsi avec plaisir que j’ai pu découvrir l’ensemble des actions prises pour soutenir l’environnement lors de la soirée One Drop. Entre autre :
Des poubelles où le tri était demandé aux participants (entre recyclages et déchets)
Serviettes en papier
Pas de bouteilles d’eau en plastique (cela fait d’ailleurs parti de leur politique d’actions environnementales). A la place, de magnifiques fontaines à eau Eco-Design de la compagnie Aquaovo (alliance de l’eau et du design). On peut en voir une sur la première photo ci-dessous à droite de la poubelle.
Limitation des verres en plastique.
Pas de couverts ou supports alimentaires en plastique. En échange, des cuillères en bois, des coupes en bambou,…
De très belles actions que je ne pouvais ne pas mentionner ! Cette soirée est un très bel exemple d’engagements responsables de la part d’une entreprise touristique reconnue mondialement ! En somme, un exemple à suivre (chacun avec ses moyens) !
Je vous laisse sur quelques images de la soirée
Maintenant, il ne me reste plus qu’à voir le spectacle
Nouvelles Frontières met un lien qui redirige vers une page intitulée “Mettez un peu de vert dans vos vacances » et communique sur ses actions de tourisme durable.
Voyages-sncf.com double la compensation carbone et offre le guide du routard durable à ceux qui achètent un séjour durable dans la semaine.
Air France lance son film sur sa responsabilité (je vous le conseille fortement et c’est pas très long) qui est diffusé à partir d’aujourd’hui dans ses longs courriers.
Toutes ces actions sont bien honorables.
Cependant, un certain scepticisme chez les consommateurs est en train de s’installer face au “on nous en dit trop et on n’y croit plus vraiment”.
60% des consommateurs déclarent avoir changé de mode de consommation (69% en 2009). Pourquoi cette baisse ? « Il y a une montée des indécis et des sceptiques, une perte de confiance dans le tout durable », selon la directrice Elisabeth Reiss du cabinet Ethicity.
Le nombre de labels. Ils sont trop nombreux et le consommateur s’y perd (Vous ne vous y perdez pas vous ? Et les connaissez vous tous ?). 79% leurs faisaient confiance en 2007, contre 73% en 2009 et 65% aujourd’hui… Je vous réfère aussi à mon article sur le sujet.
Les Français veulent des garanties sur l’environnement, l’origine des produits et de fabrication/production, impact sur la biodiversité…
Les consommateurs voient moins bien leur rapport qualité/prix face aux prix demandés pour leurs engagements responsables. En tout cas 83% le pensent… Puis n’oublions pas que le prix reste un élément décisif dans tous les achats et peut être même plus en tourisme face à toutes les offres à prix cassée.
« Le consommateur français [et c'est pareil pour les autres nationalités] est préoccupé par l’environnement et les droits humains, il reste contraint financièrement et ne souhaite pas transiger sur son plaisir. Le rapport qualité/prix reste sa priorité (75%), loin devant le respect de l’environnement 19% », Florence Soyer, directrice du pôle consumer de l’Ifop.
Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut ne plus discuter sur les engagements responsables. Au contraire, mais peut être qu’il serait bon de montrer un “visage plus vrai” dans certains cas… Je n’ai pas de recette miracle malheureusement mais si par exemple nous limitions les labels pour permettre plus de clarté, si nous n’évoquions pas toujours ses actions de responsabilité pour justifier simplement une hausse des prix (parce que ça se voit des fois), peut-être que le consommateur serait plus confiant et rassuré.
Le développement durable dans le tourisme est une bonne chose pour votre image. Les consommateurs s’y intéressent de plus en plus et malgré ce scepticisme, il n’en reste pas moins qu’il en demande plus !
Profitons de cette semaine pour montrer ce que l’on fait, communiquer pendant que le consommateur est plus attentif mais continuons surtout après !
Depuis 2006, Air Transat investit pour l’avenir au travers d’engagements responsables (j’en avais déjà parlé ici). C’est d’ailleurs une des rares entreprises qui fait son rapport de responsabilité sociale (signe d’une plus grande transparence dans les actions).
Ses engagements se manifestent par la création de projets un peu partout dans le monde (Tunisie, Bolivie, Canada, République Dominicaine,…) pour préserver l’environnement et les populations locales.
L’idéologie :
“Nous nous sommes engagés dans une démarche de tourisme responsable en 2006, notamment parce que nous anticipions que la clientèle, qui commençait à s’éveiller aux notions de tourisme durable, allait exercer des pressions en ce sens (…) Mais c’est aussi parce que nous éprouvons un sentiment de responsabilité (…) Si un grand producteur de touristes comme nous ne se soucie pas de préserver l’environnement et le climat social dans les destinations qu’il dessert, il n’y aura bientôt plus de destinations. Nous avons non seulement le devoir moral de minimiser les impacts négatifs engendrés par les touristes que nous y acheminons, mais nous avons aussi tout intérêt à ce que les destinations que nous commercialisons ne se dégradent pas” Lina de Cesare, cofondatrice de Transat et présidente du Comité de direction du tourisme durable. (via)
Le dernier venu est un projet pour la vallée de l’Uribamba (Pérou - Machu Picchu), par le soutien d’un ONG de Sherbrooke “Carrefour de Solidarité Internationale” pour que les habitants puissent bénéficier des retombées du tourisme au même titre que la ville d’Agua Calientes (la cité d’entrée au Macu Picchu). L’idée est de créer des itiniraires amenant les touristes dans le coeur de la vallée pour lutter contre le déséquilibre actuel.
Je n’en avais pas entendu parler jusqu’à ce que je lise l’article de Jeremy sur Web Tourisme.
Fly Greenz, c’est un comparateur de prix pour des vols, hôtels, séjour, etc. Mais, il n’est pas tout à fait comme les autres !
Sa différence ?
Participer au programme Plant a Billion Trees de The Nature Conservancy. L’idée de l’association : Planter 1 arbre pour 1 dollar pour préserver la biodiversité de la planète dans la forêt Atlantique du Brésil (comprenez, le poumon de la planète). Pour l’instant, 41 arbres ont été planté par FlyGreenz.
The mission of the Nature Conservancy is to preserve the plants, animals and natural communities that represent the diversity of life on Earth by protecting the lands and waters they need to survive. (via)
Comment fait-il ? Il reverse une part des revenus publicitaires accumulés lors des réservations de vols. Ce n’est donc pas le consommateur qui paie (directement) l’addition !
Pourquoi ?
Nous sommes une société qui croit en la cohabitation du plaisir lié aux voyages et des préoccupations environnementales. Aujourd’hui, nous pouvons compenser une partie des effets néfastes de nos déplacements en réalisant un geste aussi simple que naturel : planter des arbres !
Puis, pour rendre son service de haute qualité, FlyGreenz parcourt pour donner les meilleurs prix, plus de 250 agences de voyages en ligne du monde.
Pas mal, non ?
Peut être que cette action va influencer les autres… Qui sait ! La facture serait un peu moins douloureuse (si le prix n’augmente pas bien sûr !)
Le professeur Phillipe Fabry en e-tourisme (Sup de Co La Rochelle) nous fait part de quelques chiffres même s’il s’agit de résultats non généralisables (échantillon de convenance) au travers du blog etourisme.info.
C’est un petit test sur ses propres étudiants qu’il s’est “amusé” à faire. J’espère qu’il ne m’en voudra pas de les reprendre car les résultats sont vraiment surprenants ! [92 étudiants sur 96 ont répondu].
Les résultats sans plus attendre :
Les blogs :
55% n’en lisent pas
13% possèdent un blog
11% en lisent quelques fois
Facebook ! 98% possèdent un compte et 73% se connectent plusieurs fois par jour (là par contre, même si les chiffres sont gros, je suis peu surprise).
Autres réseaux sociaux (aie aie aie) :
86% ne connaissent pas Netvibes. Mais si au moins, ils connaissent un autre lecteur de Flux RSS… c’est pas si pire mais le mal blesse quand on apprend que 74% ne connaissent pas les RSS. Ça me rappelle quand même le sondage à mains levées en commerce électronique…
83% n’ont pas de compte MySpace (pas grave, c’est pas très bon )
87% n’ont pas de profil LinkedIn. Au passage merci à Harold Boeck pour pousser les étudiants de ses cours de commerce électronique à le faire, ça nous rend “In” comme on dit ici au Québec
75% connaissent Twitter (c’est bon !) mais 4% l’utilisent…
70% ne connaissent pas Flickr
You Tube : 71% regardent les vidéos, 21% les partagent
Daily Motion : 70% les regardent, 11% les partagent
J’aurai bien aimé avoir des chiffres sur le marketing mobile. Les téléphones portables sont super importants en France et avoir la dernière génération devient presque une question de survie (j’en rajoute un peu, quoi que…). Il aurait été intéressant de voir si les étudiants possédant un téléphone intelligent mesuraient l’ampleur de la technologie pour demain en tourisme.
Résultats pas généralisable ?
Peut être dans la méthodologie mais quand je lis dans les commentaires des professeurs dirent : “pareil pour moi” … Ben je me demande si ces résultats sont si peu généralisables…
En conclusion
J’ai juste envie de dire sans être méchante : RÉVEILLEZ-VOUS ! C’est juste le tourisme de demain (et pas mal celui d’aujourd’hui d’ailleurs…)
Je rajoute cet article de réseau de veille en tourisme : “Sur le radar du réseau de veille” abordant l’importance de la technologie dans la décennie à venir.
C’est des millions d’euros (environ 400) qui seront investis pour permettre à Cannes de devenir “la référence mondiale du nouveau luxe” selon David Lisnard, président du palais des Festivals et des congrès et premier adjoint au maire de Cannes, en charge du Tourisme.
Le projet de Cannes : rénover les chambres pour lancer une offre moderne.
Les maîtres-mots du “nouveau luxe”…
Lorsque je lis les présentations des responsables des plus beaux établissements cannois dans l’article de Hotellerie-Restauration, trois axes sont accentués :
Le bien être est tendance, les clients en veulent de plus en plus pour évacuer le stress du quotidien et les représentants du luxe l’ont compris depuis longtemps.
Selon une étude de ACTE (Association of Corporate Travel Executives) et KDS (Online Travel and Expense Management), le développement durable perdurent dans les mentalités des professionnels pour les voyages d’affaires (via - document en version pdf).
Le besoin de réduire les coûts reste omniprésent…
La crise économique a fait mal au tourisme d’affaire. Ainsi, les professionnels se doivent de trouver des solutions alternatives pour réduire les coûts. “Faire des économies” est même vue comme une haute priorité selon 78% des répondants.
42% disent avoir changé des vols court-courriers pour des voyages en train (plus long) pour faire des économies. Voilà qui va faire mal aux compagnies aérienne…
… Mais la RSE reste présente !
La réduction des coûts est très forte mais les engagements de RSE (= Responsabilité Sociale des Entreprises) déjà engagés ne réduiront pas (estimation selon 57% des répondants).
Elle est considérée comme une priorité moyenne (pas faible !) pour 46%. À noter également que la sécurité des employés est considérée comme haute priorité pour 72% (cela vient contre-balancer quelque peu la priorité de réduction de coûts de 78%…).
Ce qui est aussi intéressant : 42% aimeraient voir leur entreprise plus active en RSE !
Fortement lié aux besoins de faire des réductions de frais et la RSE : Internet.
Et oui ! Internet est décidément partout…
Les outils de réservation en ligne sont de plus en plus d’actualités. 64% des répondants annoncent avoir désormais accès à ces outils “même si les politiques de voyages sont établies”. En matière de responsabilité sociale des entreprise, ils sont également utiles :
Pour 14% : L’outil de réservation en ligne dispose d’un calculateur d’émissions de carbone
Pour 6% : Il propose des options de réduction de carbone dans les trajets avant réservation
Pour 15% : Il offrent des solutions alternatives aux voyages (visioconférences, réunions par téléphone,…)
Ainsi, il va falloir s’y faire ! Le tourisme d’affaire de demain c’est
Depuis plusieurs années, les abeilles connaissent la surmortalité et cela à cause d’une 40e de raisons. Pour tenter de lutter contre le phénomène, un projet de plantation de fleurs sur les routes nationales françaises va être lancé dès le primtemps 2010. Tout d’abord sur 250 km pendant trois ans, puis si du positif est constaté, c’est à 12000 km que l’expérience sera faite.
Bien que la démarche n’est aucune intention touristique, je ne peux que souligner l’intérêt visuel de l’affaire ! Imaginez-vous sur les routes françaises avec des fleurs qui bordent votre chemin… mieux que du béton non ? Sans compter que :
Les routes fleuries sont plaisantes à l’œil, précieuses pour les abeilles, utiles à l’agriculture, environnementalement correctes et leur coût n’est pas excessif. (via)
Mais c’est surtout un projet qui pourrait s’étendre à tous pays…
Tourisme Montréal est décidément un organisme qui prend des engagements et surtout… qui les réalise !!!
Aujourd’hui c’est l’annonce d’une plantation d’arbres via la Fondation Muséum Nature Montréal pour compenser ses gaz à effet de serre (ou GES) estimés à 260 tonnes (soit 7000$ pour la Fondation).
Voici une belle initiative de tourisme durable urbain car non seulement la structure à conscience de sa propre responsabilité environnementale mais par son geste, elle améliore également l’esthétique de la ville par plus de verdure (fortement appréciée par les habitants et les visiteurs).
“Notre objectif est double : compenser nos émissions de GES et contribuer au verdissement de Montréal”,Pierre Bellerose, vice-président, Relations publiques, Recherche et développement du produit (via)
Futura-environnement vient de mettre en ligne un simulateur de la hausse des mers et océans et les résultats sont pas mal intéressants…
Certains diront, “Oui mais d’ici que les mers montent de 14 mètres, je ne serais plus là depuis longtemps !” C’est sûr, mais il y aura les enfants de nos enfants. Puis c’est notre responsabilité aujourd’hui de penser à leur futur. Mais passons sur la morale, les médias le font très bien et encore plus avec l’approche du sommet de Copenhague. Vous n’avez pas besoin que je vous dise… ce que vous savez déjà !
Alors, examinons la situation touristique de demain si on ne fait rien !
Les côtes littorales sont pour l’activité touristique d’été des plus importantes. J’ai même envie de dire qu’en hiver aussi et ce si vous vivez dans un pays où la neige est pas mal présente pendant plusieurs mois (les concernés se reconnaitront)…
Tout ça pour dire que c’est un monde sans plages paradisiaques qui nous attend (tel que nous le connaissons) ! Rien ne servira de lutter comme cela se fait déjà dans certaines régions. Il n’y aura pas d’alternative, tout sera… sous l’eau !
Miami ? Oubliez ! Rio De Janeiro ? Oubliez ! Nice ? Oubliez ! Je pense que vous m’avez comprise.
Le plus dramatique, c’est la disparition de pays entiers (ou en grande partie). Le Danemark et d’autres ne seront plus là et bien avant Les Maldives.
En image, ça donne ça :
Montréal :
Danemark :
Floride :
À chacun de faire son opinion, mais quand même ça vaut le coup de faire quelques efforts pour protéger le plus possible l’avenir. Non ?