Ouvre Grand Tes Ailes

Un blog pour parler Tourisme

La RSE garde le cap dans les voyages d’affaires

Jeudi 18 fév, 2010

Selon une étude de ACTE (Association of Corporate Travel Executives) et KDS (Online Travel and Expense Management), le développement durable perdurent dans les mentalités des professionnels pour les voyages d’affaires (via - document en version pdf).

Le besoin de réduire les coûts reste omniprésent…

La crise économique a fait mal au tourisme d’affaire. Ainsi, les professionnels se doivent de trouver des solutions alternatives pour réduire les coûts. “Faire des économies” est même vue comme une haute priorité selon 78% des répondants.

42% disent avoir changé des vols court-courriers pour des voyages en train (plus long) pour faire des économies. Voilà qui va faire mal aux compagnies aérienne…

… Mais la RSE reste présente !

La réduction des coûts est très forte mais les engagements de RSE (= Responsabilité Sociale des Entreprises) déjà engagés ne réduiront pas (estimation selon 57% des répondants).

Elle est considérée comme une priorité moyenne (pas faible !) pour 46%. À noter également que la sécurité des employés est considérée comme haute priorité pour 72% (cela vient contre-balancer quelque peu la priorité de réduction de coûts de 78%…).

Ce qui est aussi intéressant : 42% aimeraient voir leur entreprise plus active en RSE !

Fortement lié aux besoins de faire des réductions de frais et la RSE : Internet.

Et oui ! Internet est décidément partout…

Les outils de réservation en ligne sont de plus en plus d’actualités. 64% des répondants annoncent avoir désormais accès à ces outils “même si les politiques de voyages sont établies”. En matière de responsabilité sociale des entreprise, ils sont également utiles :

  • Pour 14% : L’outil de réservation en ligne dispose d’un calculateur d’émissions de carbone
  • Pour 6% : Il propose des options de réduction de carbone dans les trajets avant réservation
  • Pour  15% : Il offrent des solutions alternatives aux voyages (visioconférences, réunions par téléphone,…)

Ainsi, il va falloir s’y faire ! Le tourisme d’affaire de demain c’est

- Plus de responsabilité,

- Plus d’internet,

- Moins de frais…

RSE - Image via www.dudeveloppementdurable.com

Voir aussi mon autre article : L’hôtellerie de demain, c’est le combo Tourisme Durable + Internet


Le “North Slope Ski Hotel”

Vendredi 22 jan, 2010

Le concept

Le North Slope Ski Hotel appartient au portfolio de Michael Jantzen. Un architecte très imaginatif.

Le concept est plutôt fou puisque sur le toit de l’hôtel, une piste de ski de 400 pieds a été installée mais, en tenant compte du développement durable !

Les infrastructures “osées” me plaisent dans la plupart du temps surtout lorsque elles sont en alliance avec le développement durable sauf quelques exceptions près bien sûr (tel l’Iceberg à Dubai qui relève plus de la provocation face à l’environnement que de l’expérience… mais cela n’engage que moi). Alors je m’empresse de partager avec vous. Le projet n’a pour l’instant pas de client mais relève d’une bonne dose imagination…

Quelques caractéristiques :

  • 95 chambres de luxe “eco-friendy”
  • Pour subvenir aux besoins électriques : utilisation du soleil avec des cellules photovoltaiques et du vent au travers de 8 turbines verticales au sommet de l’hôtel (comprenez : éolienne)
  • L’hôtel entier est construit avec des produits durables disponibles sur le marché.
  • Les fenêtres (face Sud) sont ombragées pour limiter la chaleur.
  • Chaque chambre possède 2 larges fenêtres manipulables pour favoriser la luminosité, la chaleur ou la fraicheur par un système de valve.
  • Présence d’aménagements tels un éco-Spa, magasins et restaurants.

La piste de ski…

Toujours dans une logique de développement durable, la piste de ski a été étudiée. Les clients peuvent s’y rendre par ascenseur. Le recouvrement de la piste est fait de façon à ce que la surface skiable ne nécessite pas de neige en été ! (Je ne sais pas trop comment cependant…)

Les eaux de pluie et la fonte des neiges sont également collectées via la piste pour une utilisation dans et autour de l’hôtel.

Le message de l’architecte…

Michael Jantzen espère au travers de ce projet démontrer que les notions de luxe et de développement durable sont compatibles !

My hope with this design is to once again demonstrate how even the most luxurious places on earth can, and should be built in an earth friendly way.

eco-hotel - Michael Jantzen(via)


Air Transat, des engagements durables réels !

Jeudi 5 nov, 2009

air transatIl y a de cela plusieurs mois déjà, j’ai abordé l’engagement responsable de Air Transat. Cette semaine, j’ai eu l’occasion d’entrer dans leur bâtiment proche de l’aéroport de Dorval (Montréal). Une excellente occasion pour voir également de moi-même si ce que la compagnie prône peut-être visible en interne.

Et bien ce fût une agréable surprise de voir que OUI ! Air Transat va jusqu’au bout de ses engagements en impliquant le quotidien de son personnel.

Quelques exemples qui m’ont marqué :

  • Pas de gobelet de café en carton même les recyclables ! Que des tasses en porcelaine à rapporter si vous n’avez pas apporté la votre.
  • Excellent service de recyclage à la cafétéria.
  • Des couleurs gaies dans les couloirs (Bonne humeur au rendez-vous !)
  • Des salles avec fauteuils confortables pour tout le monde .
  • Dans les toilettes, on y trouve des économiseurs d’eau et le sèche main le plus économique à ce jour !

Un bon exemple à suivre finalement !

Puis à partir de Décembre, si vous partez avec eux, vous aurez du champagne à bord ! :-) On s’éloigne de la compagnie Low-Cost du départ même si les prix restent compétitifs !

Champagne chez Air Transat en Décembre !


Sauver la planète ça rapporte

Mardi 23 juin, 2009

Un constat

Si on fait un sondage à mains levées, je pense que le schéma le plus probable serait celui-ci (une chance sur 20 de se tromper) :
Qui a déjà entendu parler du Développement durable ?” Toutes les mains vont se lever en toute honnêteté.

mains levées

Puis,

Qui pense que, l’appliquer dans sa structure est une bonne chose ?” Très peu de main vont restées baissées. Puis si on ne lève pas la main, c’est pas très bien vu, il faut l’avouer…

Enfin,

Combien d’entre vous l’applique réellement dans sa structure ?” Alors là, beaucoup moins de mains levées … non ?

Le Développement Durable, tout le monde le connait et tout le monde le prône. Mais quand il vient le temps de passer à son opérationnalisation, peu de personnes répondent à l’appel.

Le CSR Europe (pdf version anglaise) donne les excuses essentiellement fournies pour sa non application. En voici 3 :

  • “je n’ai pas le temps”
  • “je suis là pour vendre, pas pour sauver la planète”
  • “c’est aux gouvernements de s’en occuper, pas à moi”

Il est vrai que le développement durable demande du temps, que les entreprises sont là pour vendre et que les gouvernements doivent faire des programmes en sa faveur !

MAIS, quand je lis sur vision durable que :

Les entreprises modèles en développement durable, telles qu’étudiées par Aberdeen (dans un rapport), affichent les résultats suivants:

. hausse de 16% de leur capacité à conserver leurs clients;
. réduction de 9% de leur empreinte carbone;
. réduction de 7% de coûts d’opération;
. baisse de 10% des coûts de papier;
. baisse de 7% des coûts de transport et de logistique.

Et bien je me dis qu’il peut être intéressant d’y consacrer un peu de son temps, de dire que l’on peut vendre ET sauver la planète mais qu’il est aussi plus intelligent de travailler AVEC les gouvernements. Ils pourront mettre en place toutes les actions possibles et inimaginables pour le développement durable (tel le guide “économies d’argent et d’énergie” du Canada), si personne ne les suit, et bien c’est simple, ça ne sert strictement à rien !

Sans compter de l’image valorisée dont vous allez bénéficier :-)

Mais un peu d’optimisme quand même !

Des entreprises l’ont bien compris et elles y trouvent des économies. En plus des bienfaits pour l’environnement ou les populations, le développement durable offre des revenus supplémentaires ! (Intéressant non ?).

Mentionnons quelques structures touristiques québécoises en faveur du développement durable et donc du tourisme durable :

RDV sur RéserVert pour les structures Hôtelière participantes …

Je vous laisse méditer un peu !


Marriott responsable

Mardi 19 mai, 2009

Un récent article de TreeHugger nous apprend que, prochainement, le groupe Marriott obtiendra la certification LEED du US grenn Building Council pour ses engagements environnementaux sur certaines constructions.

Now 30 more structures, including headquarters, expect to gain LEED certification by the end of the year and 20 of its architects will be LEED-accredited.

image-8

"The Atlanta Marriott Gateway". Ouverture en 2010 avec la certification LEED

Qu’est-ce que le LEED ? Il s’agit d’une certification mettant en avant les constructions vertes en prenant en compte tous les aspects de la construction : matériaux, énergie, eau …

L’avantage ? La visibilité pour l’organisme participant volontairement en plus des conséquences environnementales positives !

“LEED certification gives these hotels a ‘green’ stamp of approval that our customers recognize and look for,” says Arne Sorenson, Marriott’s newly appointed President and Chief Operating Officer and co-chair of the company’s Executive Green Council.  “Saving energy and reducing waste saves money and helps the environment— it’s good for business and a key part of our growth strategy.”

USGBC

Ainsi, le LEED joue sur 5 points :

  • Développement des sites durables
  • Efficience en eau
  • Energie et Atmosphère
  • ressources et Matériaux
  • Qualité de l’air

Depuis 1927, la philosophie du groupe Marriott est de contribuer à la communauté Spirit to serve our communities”. Aujoud’hui, avec les problèmes environnementaux dont le changement climatique, leur souhait est de participer à un “monde meilleur” en réalisant une série de mesure dans leurs structures hôtelières “Spirit to preserve”.

Its series of actions include installing solar power in 40 hotels by 2017, diverting 64 percent of its waste (450,000 pounds) from landfill, switching to biodegradable disposable cafeteria containers, and converting used cooking oil to biodiesel fuel. It’s also partnered with Conservation International to restore the Juma rainforest.

Il faut également noter leur engagement au sein de la fondation “Amazonas Sustainable Foundation“. Le but : aider contre la déforestation et donc lutter contre la hausse du gaz à effet de serre (à laquelle les hôtels contribuent).

Je vous invite à télécharger leur rapport de responsabilité sociale offrant une grande transparence sur leurs différentes actions environnementales et sociales mais également sur les résultats déjà aboutis : “Social responsibility report” (ou bien lire leur section “social responsibility and community engagement“).

Pour ma part, je suis ravie de voir de tels engagements en faveur d’un tourisme durable. Peut être n’y a-t-il qu’une philanthropie stratégique cachée, mais il faut reconnaitre des efforts de qualité. Puis, l’essentiel, c’est aussi la conséquence finale !

Le tourisme durable commencerait il à se dévoiler au grand jour …??? :-)

Hôtel Marriott


Cas Maldives, justification pour le changement.

Mardi 5 mai, 2009

Lorsqu’on pense aux Maldives, on imagine des îles paradisiaques telle cette photo :

image-11

Mais on a tendance à oublier que:

Les Maldives sont le pays qui détient le record du point culminant le plus bas au monde : nulle part le sol ne s’y élève naturellement à plus de 2,3 mètres au-dessus du niveau de la mer. La majeure partie de sa superficie, qui équivaut au total à peu près à un cinquième du Grand Londres, est d’une altitude significativement plus basse, en moyenne autour de 1,5 mètre (Jon HENLEY).

Alors, quand on sait que le niveau des mers augmente à cause du réchauffement climatique, et bien il faut prendre conscience du besoin de changer nos habitudes. Aujourd’hui, c’est tout un peuple qui parle de ce délocaliser avant qu’il ne soit trop tard

Face à l’imminence de la montée des eaux, le président maldivien veut déplacer la population de l’archipel avant qu’il ne soit trop tard. Il veut ainsi taxer la principale ressource du pays (avec le patrimoine marin): le tourisme. Objectif: éviter que les 340 000 habitants ne deviennent des réfugiés climatiques.

Les Maldives sont le témoignage d’erreurs passées et cela doit nous pousser à ouvrir les yeux face aux conséquences possibles de demain. Le tourisme durable, ça passe aussi par la responsabilité sociale collective ! Toutes nos actions ont un impact sur l’environnement.

Alors, pourquoi ne pas faire un monde meilleur quand on sait que cela ne coûte pas plus cher et ne prend pas le confort du 21e siècle ?



Tourisme sexuel … Ne pas oublier.

Jeudi 9 avr, 2009

Un sujet qui me tient à cœur.

image-12

Le tourisme sexuel est une réalité en croissance. Il est également un phénomène mondial qui touche chaque année, des millions d’enfants.

image-21

Organisation Mondiale du Tourisme.

Cet article est dans le but de ne pas oublier. L’OMT estimait en 2007 à 10% le nombre de touristes qui voyageaient avec comme motivation première le tourisme sexuel. Je ne sais pas pour vous, mais moi, ce chiffre me choque. Il est vrai que sur les 10% il y a certainement une part qui ne concerne pas les enfants et la prostitution, mais tout de même cela reste assez impressionnant.

Il y a actuellement plus de 900 millions de voyageurs dans le monde et d’ici  2020 presque 1.6 milliards ! je vous laisse faire la conversion du nombre d’enfant abusés sexuellement !


La responsabilité sociale d’Air Transat

Mercredi 11 mar, 2009

Nombreuses sont les entreprises qui se disent pour le développement durable. Mais je dois dire que la compagnie aérienne Air Transat m’impressionne particulièrement.

En lisant leur politique de responsabilité sociale, j’ai été agréablement surprise de voir l’honnêteté mise en avant.

image-5Leur objectif est de favoriser la SENSIBILISATION pour que chacun change un peu son comportement pour prendre un nouveau départ vers … le tourisme durable.
Comme il se doit, la compagnie fait des actions sur les trois piliers du Développement Durable (à savoir : environnement, économie et social).
Décomposons un peu…
Niveau environnement : les maitres mots sont réduction, réemploi, recyclage et valorisation au sein de l’ensemble de la structure grâce à un marketing interne de qualité. Ainsi, le personnel se voit sensibilisé et des améliorations impressionnantes ont été faites. Par exemple, pour leur filière « Jonview Canada », la consommation d’électricité a baissé de 97% seulement …
Pour les vols, un allègement des appareils, une optimisation des plans de vols et une modification des techniques d’atterrissages aura permis de réduire la consommation des carburants.

Volet social : la compagnie agit pour les collectivités sur de nombreuses facettes.
image-6

Volet économique : transat cherche à avancer dans ses projets en collaboration avec son personnel essentiellement.

Pour résumer :

image-7

Leurs initiatives montrent qu’il est bien possible pour les entreprises de faire des actions de qualité et sans engager forcément de gros coûts financiers (je pense notamment à la sensibilisation des employés) !
Pour plus d’approfondissements, je vous invite à télécharger leur PDF.

NB: Je ne travaille pas pour Air Transat !